« Lesdiguières: La belle jeunesse... | Page d'accueil | L'arc! »

22.10.2008

Ovale libéral?

 

medium_finances.2.jpg

Le rugby est-il un jeu ultra libéral ?

Une fois que j’ai dit ça vous allez croire que le pierrot est tombé la tête la première sur l’angle saillant de sa tombal(e). Que la dureté minérale aura eu raison de ses fulgurantes capacités neuronales…Que la folie folle à fait tourner le lait des mamelles de sa poésie. Que son analyse ovale ne sera plus jamais romanesque. Que la triste réalité bancaire a déteint sur son phrasé. Que ses graphiques affectifs sont désormais comptables. Que sa comptabilité n’additionne plus les beaux gestes gratuits et soustrait TTC tous les errements sans amour…

Mais pourtant je vous le dis !

le rugby n’a de cesse depuis des années de laisser de la marge, de libéraliser les règles fondamentales, d’élargir les marchés, de susprimer les investisseurs du large…Et pourtant ce sont les défenses qui  ont le vent en poupe, les parades qui progressent, les barrages qui se renforcent,  les bolcheviques protectionnistes monteurs de moellons sur la ligne des 22 qui capitalisent, les fabricants d’ouvreur canonniers  qui se marrent, les stockeurs de drop et de pénalités qui se fendent la poire…

Non décidément, libéraliser l’ovale ne sera jamais rentable pour les banque(ttes)  des amoureux des gros rendements…

Dans le même temps, je ne suis qu’un petit épargnant qui a les yeux plus gros que le ventre…

Malgré lui, l’IRB sera bientôt la seule banque au monde que l’on n’aura pas besoin de renflouer !

Et d’aucuns disent que le rugby est un sport de droite…

Trackbacks

Commentaires

Ouh là là, le débat... Putain, mêlée relevée d'entrée. Pierrot, fallait prévenir... Pensais qu'on envoyait la balle à l'aile la vie est belle. Ca y est donc, un coup de Cac 40 sur le carafon et le Top 14 vire faillite ?
Tè l'autre, vise un peu, bien sûr qu'il est de droite le rugby puisqu'il y commence... Ca part de la droite, tout ça, Monsieur Pierrot. C'est l'ancrage, la base, la pierre angulaire de cette belle confrèrie. Sans droite point de salut. C'est le pilier de la sagesse, comme dirait Lawrence (Dallaglio, hein, pas T.E.). L'axe droit maintient le système. Tant que ça gagne.
Bon, à Montauban sont pas d'accord. Z'ont chuté d'1,5 millions d'euros, avec les agios. C'est le crash du manque de cash. Alors eux ils sont à droite mais de la Garonne en remontant vers Bordeaux. Souci. Gros souci. Pas "bankable". Besoin que l'Etat les aide. Grenoble a connu ça aussi. Quand le banquier se casse prendre l'air de la Côte, l'air con et la vue basque, ça brise menu. Mais il faut croire qu'il y a une vie avant et après le Top 14. Y'a la pro D2 et faudrait pas qu'elle veuille se faire plus grosse que le boeuf. L'est bien, la Pro D2 : Racing, Narbonne, Béziers, Tarbes, Agen, Colomiers, La Rochelle, Auch, Bordeaux, Albi, Aurillac, Pau, LOU et... Grenoble. Ca vous a des airs du rugby d'avant(s). C'est Nostalgie FM. De la valeur sûre. Pas volatile. Du placement à 5%. Le reste, faut croire que c'est de la bourse de vaches...
Faut croire.

Ecrit par : comme fou | 22.10.2008

Quel plaisir à vous lire, messieurs!

Ecrit par : Snödroppe/Sophie | 23.10.2008

Merci Sophie!

Bien d'accord avec toi Richard, la pile de droite est le moteur, l'énergie fondatrice de toute organisation ovale...Quand le Cac d'en face fait dévisser ta pile de droite...T'es pas loin du crac...
La pro D2 est plus ouverte que le top, les matchs y sont aux couteaux...Mais on a rarement une belle symphonie. Mon âme de joueur réclame un peu plus qu'un simple amoureux de son équipe.

Ecrit par : pierrot la tombal | 23.10.2008

Alors si c'est de jeu qu'on veut parler ici sur "mêlée ouverte en esprit décalé" - parce que c'est ça, hein, Pierrot, le vrai nom de ton blog, hein ?- pour sûr qu'il faut aller voir jouer Toulouse. Et à l'est comme à l'ouest, au nord comme au sud, rien de nouveau. Toulouse épicentre, coeur, matrice, fondement et j'en passe. Et Jean passe. Top 14 et Pro D2 dans le même bateau.
Et Toulouse. A part. Un peu au-dessus même. Depuis 1984 que je suis et écris sur le rugby. Vingt-quatre ans d'avance pour encore longtemps. Et puis Bath, et Sale. Pas si mal la "Hache Queupe". Toulouse, et Clermont. Mais Clermont la loose. Pas Toulouse. Le jeu en Stendhal, rouge et noir, gagne sans impair. Pas Clermont qui passe et trépasse.
Lucien Mias, mentor stentor du club des Montagnes Noires dans les années 50, basait le jeu de Mazamet sur le combat, le franchissement rapide de la ligne d'avantage, imposait l'épreuve de force dans un long préambule au mouvement. Et quand on (souvent un journaliste. Z'ont parfois de ces drôles de questions, ces oiseaux-là) lui demandait s'il n'y avait pas autre chose à faire que de foncer droit, l'immense Lucien répondait : "Si vous voulez voir du jeu, allez à Lourdes !"
En replaçant le club de la cité Bernadette par celui du Capitole, la métaphore illuminée est moins évocatrice. Le jeu de mains des Toulousains n'est pas une apparition et, en fait de vierge, je préfère la Rouge, indéniablement.
Alors allons voir Toulouse. De droite comme de gauche. O Toulouse ! Rose, disons. Et un peu rosse avec Paris. Encore que... Ne serais pas surpris si les enfants de la Vierge (est-ce possible ?)parvenaient à réaliser un exploit, genre conception immaculée (comme on dit sur la rade par derrière) déboulonnant Blanche de Castille dans le grand "Sans Domicile Fixe" de Saint-Denis...
Religion (cathodique), le rugby en est une. Pour sûr.

Ecrit par : comme fou | 23.10.2008

Marrant que tu évoques tes débuts de gratte-papier...Dimanche j'étais avec Francis Larribe et celui-ci me disait que vous aviez débuté ensemble en 1984, vous vous étiez rencontrer à Voiron je crois...Francis adore "A coeur ovale", il m'assurait(comme une boutade) qu'il n'y avait pas mieux pour évoquer le vrai rugby...

Pour le jeu, tu prêches un convaincu...Il y a Toulouse et les autres. Pour les enfants de la vierge, avec l'archange à l'ouverture, les miracles sont toujours possibles!

Ecrit par : pierrot la tombal | 23.10.2008

Des débuts... officieux en 1984 pour le magazine de la fédé, le matin de paris et Drop international, à cotoyer Pierrot Lacans, Robert paparemborde et Pierre Salviac : trouvez l'intrus... Non, je déconne. Salviac sympa. M'a mis le pied à l'étrier. Peux pas le critiquer. Il était pro. Parfois trop. Mais je lui dois mon premier article. Puis L'Equipe Magazine. Sans carte de presse. Et débuts officiels en 1985. Racing-Toulouse à Colombes. Première interview ? Pierre Villepreux. Voilà.
Maintenant, on nous demande un reportage sur les poms poms girls du Stade Français. Plus technique, comme papier... Beaucoup plus. Bandant, quoi ! Dans la foulée de l'excellent diaporama sur les hotesses du salon de l'automobile (à voir sur le site internet de l'équipe magazine) Qui a dit que le presse sportive virait pipeule-nichons ?

Ecrit par : comme fou | 24.10.2008

Putain! tout se réchauffe et s'échauffe...La planète et même l'Equipe Mag'...

Ecrit par : pierrot la tombal | 24.10.2008

le rubis pro me soufflait hier soir un ami, fan de Bijou ( le groupe) à l'ocase d'un email diamant, vois-tu Ben, le rugby a certes rempli les stades mais surtout vidé les terrains...tout bien réfléchi, l'ami bijoutien, l'a surement lu ça dans quelque chronique de Denis Lalanne. Reste que... nous reste encore de la marge pour que le noble game bascule du côté du tout "bankable" jusqu'à satiété générale...

Ecrit par : benoit | 25.10.2008

Ton ami bijou cisèle son email diamant, et toi tu distilles les commentaires brillants pire qu'un diamantaire...

Ecrit par : pierrot la tombal | 25.10.2008

Ecrire un commentaire