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20.04.2008
L'enfant de l'ombre du Néron...
Le Néron
Le bel oiseau s’est brisé une aile, le lagon vert des stades ne verra plus de longs mois durant ses magnifiques envols. Les lignes blanches du front des lames, le bord des débords, et le sable fin de l’en-but sont orphelins. D’un seul coup les embruns chagrins ont maquillé de dépit les tribunes. La ola pleure, et ne dégringole plus du mat des gradins toulousains.
A force de forcer, à vouloir toujours voir, à croire encore et encore, à tirer sur la corde, à supplier les ligaments, à implorer les muscles, à prier le mental, à conjurer le sort, et à repartir au vent des joutes intenses, à les rendre toujours plus nombreuses, toujours plus proches…le funeste canif du destin est venu faucher de sa belle estafilade le phœnix adulé.
J’aime ce Vincent. J’aime son sang des montagnes. J’aime ce fils d’à côté de ma porte... J’aime cet enfant de l’ombre du Néron…
J’ai mal avec lui, sa civière était la mienne, sa détresse noyait mon écran de télévision…
Le bon sens commun raconte que les hommes sages sont les hommes forts…Je le sais sage…Je sais qu’il reviendra encore plus fort.



