09.10.2008

Le grand jour...

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Le jour pointait déjà.

Le soleil s’étirait à peine, le ciel de ces heures lui tendait les bras.

Au fond du vallon, une brume éméchée titubait encore.

Sur les flancs,

De chaque côtés,

Face à face,

Les deux armées alignées dormaient encore.

 

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07.10.2008

Short Stories

medium_short.png Les stories de Benoît Jeantet sont en culottes courtes. Mais en vérité, elles sont habillées avec le costard doré de la classe. Il fait tinter les syllabes sans jamais faire de tintamarre, il entrechoque les sons et ses idées, et te dessine un paysage… Il habille son rugby comme on déshabille une fille. Son ovale est anodin, il est ce peu des gens de beaucoup, et ce sublime des moins que rien. Ses écrits ont l’odeur urinaire des couloirs de métro, il y a du sang qui cogne à ses lignes. Ses nouvelles sont belles et dérisoires comme un premier amour tatouer sur un bras. Il aime à raconter un sport qui accroche son olympisme dans les anneaux laissés par trop de demis sur le zinc d’un comptoir. Il affectionne les types tiraillés et les secondes lignes de deuxième zone. Il déborde tout au long de la ligne blanche de son récit et te colle un rafut  à l’instant de plonger dans l’herbe grasse de sa fin. Il va chercher dans les tréfonds des  âmes en mêlées…Et je dois bien l’avouer, me fait plonger dans la mienne…

Ce sacré Jeantet a des appuis de feu une plume à la main !               

06.10.2008

A l'intérieur...

 

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Prendre l’intérieur, ce n’est pas toujours un cambriolage,

c’est parfois ouvrir une porte sans pour autant être un monte en l’air,

Prendre l’intérieur, c’est le risque de recevoir l’épaule du sniper qui te guette,

Mais c’est aussi l’espoir de la fuite qui t’appelle…

Prendre l’intérieur, c’est se refuser à la passe,

avec la folle certitude de l’offrir un peu plus loin.  

 

01.10.2008

Alcool de chrysalides

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Il y a des soirs d’hiver où les bouilleurs de crus alambiquent plus que de raison les absinthes du  mental. Pour peu que les vapeurs de la distillation des poires se fassent tout au bord d’un en-but, on peut voir s’entrechoquer les casques plus souvent que les verres d’eau de feu…

 

J’espère que le feu jaillira de l’alambic de Lesdiguières, et que les bouilleurs du cru feront fumer le  métropolitain  sur les rails souterrains de la défaite… Cette équipe grenobloise me fait penser à celle de Auch il y a deux ans, maîtrisant  plus que jouant avec ses adversaires…J’aimerais pour samedi un matche référence, une afficionada  brillante, une corrida à deux oreilles, une soirée matamore, du sang sur le sable, des mouchoirs qui s’agitent, des héros sur les épaules, et de la bière aux pompes sans que celles-ci ne soient funèbres...

Les Dut, Lakafia et consort me font extrêmement plaisir. Toute cette jeunesse chrysalide  sortie fraîche éclose du cocon fédéraliste est en chemin pour opérer une transmutation qui pourrait bien les faire s’envoler vers les plus hautes sphères professionnelles, mais ne vendons pas les belles couleurs de nos papillons alors que la peinture n’est pas encore sèche sur leurs jolies ailes…

Attendons ! Et espérons en leur beau destin…

 

PS : Cette magnifique photo de Thomas Bianchin est peut-être un peu mal choisie. C’était un triste soir d’hiver,  contre Narbonne, la saison dernière…Juste pour conjurer le sort !         

29.09.2008

12 mois pour un RUCK'N'ROLL

 Mon esprit en mêlée souffle sa first bougie. douze mois d’écrits, de billets pas frais, de passes poétisantes, de placages lyriques, de touches envolées, d’essais en bas de pages, et il me faut bien l’avouer de moches en-avants orthographiques…Toute une année à suer mon âme ovale sur les touches pas nettes de mon clavier désuet. 365 jours à brûler mes yeux délavés au soleil artificiel d’un écran même pas bronzant…Toute une ribambelle de lunes jouant sur le toboggan de mes nuits pour mettre au monde dans mille douleurs l’enfant béni de mes rucks épistolaires…Et au beau milieu de tout ce fatras l’immense joie d’avoir fait de belles rencontres…Qu’elles soient ovales ou love, qu’elles soient « dé-Jeantet » ou plus sérieusement philosophiques et chouleuses, Voire même Suisses, Auvergnates ou Montpelliéraines … écrire ici m’a beaucoup apporté.

Le livre « Ruck’n’Roll » est né de tous les choses déballées par mon esprit illuminé. Illustré par l’œil magnifique de mon complice Thomas Bianchin. Et préfacé d’une manière magistrale par Catherine Kintzler(http://www.mezetulle.net/) éclairant nos pages de sa vision experte dans les choses jouées avec le corps et transpirées avec l’âme…

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Ruck’n’Roll : Format à l’italienne 24x24, 120 pages couleurs, 54 planches où photos et textes sont en résonance. Vous pouvez le découvrir ici :  http://www.rucknroll.com/

23.09.2008

Les Rencontres Ovales: Le Trophée

 

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Il y a des Rencontres Ovales(http://rencontres-ovales.fr/accueil.htm) qui ne dégénèreront jamais.

Des mêlées affectives qui ne se relèveront jamais.

Pas de poings, pas de godasses, pas un seul coup illicite au cours de ce « match » où la culture seule est accrochée au tableau d’affichage…

De retour des « Rencontres Ovales » chères à Olivier Blanc, j’ai encore le cœur plein des frissons que déclenchent toujours les belles trouvailles. Invité à Pessac avec mon associé visionnaire Thomas Bianchin, nous ne savions pas trop où notre aéroplane allait nous poser. Et bien là, nous fûmes reçus comme des princes, gavés comme des chapons, arrosés plus que de raison…

Et mieux encore ! Au summum de notre traitement favorable, nos hôtes girondins nous firent grimper sur la scène pour être oints de l’inaccessible « étoile ». En effet,  penauds et rougis nous eûmes l’indicible honneur de recevoir le trophée Rugby et Culture 2008.

Mais plus que la récompense, je dois dire que c’est la chaleur et l'affection vendangées en cette période viticole que nous garderons encavées tout au fond du cœur pour l’éternité…

Le rugby est sûrement un sport, presque toujours un jeu,  parfois un art, mais il est, et sera à jamais synonyme d’Amitié.

Trophée décerné pour l’ouvrage « A cœur ovale »(http://www.acoeurovale.com/), pour le blog « Esprit en mêlée » et pour le deuxième livre  « Ruck’n Roll » tiré pour une bonne partie de cet esprit…Bouquin qui devrait sortir des rotatives en fin de semaine, mais vous pouvez d’ors et déjà en découvrir un aperçu ici : http://www.rucknroll.com/

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22.09.2008

En équilibre...

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Seize âmes funambules tricotaient leurs bras sur le fil  d’une ligne hésitante.

18.09.2008

La tribu...

 

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Peuplade étrange,

Rites guerriers,

Batailles joyeuses,

Chants du combat,

Chose magnifique ! Même tranchées, leurs têtes maquillées d’espoir jubilent encore…

Photo: L'indien de Bianchin!

14.09.2008

Des nouvelles du front...

 

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Voilà, c’est parti !

Une semaine à rêver, huit jours à croire aux belles pluies de bonus offensifs, de victoires étoilées, d’essais en bout de lignes, d’espaces ouverts, d’adversaires aux ailes déployées…

Et puis, comme quand tu as fini tes vacances. Quand le rosé est vidé. Quand la graisse de l’atelier prend le pas sur les jolis bronzages, il faut redescendre dans les tranchées…

Albi nous a ramené à la guerre, dans la fumée, sous les salves des fronts à corps rapprochés. Là, où la bataille commence, dans la fournaise des conquêtes capitales, à l’endroit même où l’essentiel…C’est de gagner !

Plus que 28 matches…Il va falloir astiquer les flingues, sortir casqué. On ne s’extirpe pas de la drôle de guerre du deuxième étage à la sueur des belles foulées. L’ascenseur n’arrive que dans les combats de près, et encore faut-il avoir une beau canonnier sur le pré pour être prêt à grimper...

Voilà les gars, maintenant vous le savez !

Tous les rendez-vous seront comme une ligne qui appelle,  comme une bataille sans cesse recommencée…Mais une semaine sur deux, le terrain des hostilités est toujours plus familier.

Cela peut aider…

Albi en sait (peut-être) quelque chose ?

 

Et tout ça n’arrange pas le front de mes relations conjugales…

  

13.09.2008

Ciel d'enceinte.

 

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Les héros en fin de guerre colorent pour l’éternité le ciel gris des enceintes…

 

 

Photo tracée par la palette autofocus de l'artiste Pablo Bianchin

 

11.09.2008

Mais pourquoi Mourad geint?

 

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Mais pourquoi Mourad geint ?

Je sais bien qu’il a pour habitude de faire dessiner les belles histoires. De remplir les jolies couleurs sans jamais déborder sur les bulles. De diriger les scénarii pour qu’ils tiennent dans une quarantaine de pages sans que jamais les héros ne s’évadent de leurs cadres. De faire triompher le bien, d’occire le mal. D’encenser la vertu, d’honnir la brute. De croire sans cesse que tout fini toujours bien à la fin…

Mais où sont-ils les vauriens sans cervelles qui ont fait croire à notre puceau des pagelles que le rugby est une chose toute dessiner. Qu’il suffit de posséder l’art de l’esquisse pour croquer sans coup férir et d’un seul croc toute la belle engeance ovale.

Je suis sûr !

J’en suis certain !

C’est à l’insu de son plein gré qu’une armada de bord de rade l’a traîné par les pinceaux jusque dans l’entre de Mayol en lui faisant croire qu’ici les chroniques sont toujours vigoureuses, aquarellées et triomphantes…

Et maintenant, que sa lucidité lui revient, il comprend mais un peu tard, que le rugby est un sport…Que le sport sans incertitude, c’est l’amour au tapin, c’est le coït à deux balles, c’est l’étreinte sans le frisson, c’est la mort en sanatorium…

Mourad ! Ton équipe est tout au début de l’histoire, et toi tu veux tout changer. Mettre un grand coup de gomme pour apprendre au grand Tana, comment se font les beaux desseins …

Mourad ! Mets un maillot, tente quelques drops, enclenche une mêlée !

Après tu verras, tu gémiras moins…       

08.09.2008

A tout casser!

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 Leurs cœurs battaient à tout rompre, et leurs os rompus abattaient tout le reste…

 

 

Photo: Le bras cassé de Thomas Bianchin...

07.09.2008

2105 avant JC

 

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Quel déluge mon dieu !

Tout avait commencé en début d’après-midi.

Comme pour une ultime bataille, comme si l’armée des cieux avait décidé d’inonder de ses flèches serrées et acérées toute la terre ennemie. J’arrivais donc au stade en pleine submersion, la lande de Lesdiguières prête à rendre grâce sous les seaux déversés par un invisible assaillant, et ce n’est pas la sueur d’avant match qui trempait les paletots rouge et bleu en plein échauffement… 

Après une bière délavée, je grimpais dans l’arche protectrice. Avant que l’abordage ne commence j’admirais effaré le débordement continu. A mes côtés l’ami Minédipiù avait des airs de Noé. Sa sagesse universitaire, sa décennie de plus que moi, sa barbe sans âge et son sourire bienveillant me rappelaient l’élu des vieilles écritures…Je me demandais même si nous verrions la fin de ce matche…Et si tous les animaux de la terre n’allaient pas nous rejoindre dans notre embarcation…

Et puis vint la quarante et unième minute et là je réalisais que tout ceci était écrit. Que tout était prévu pour arriver jusqu’à ce moment : Touche. Campo à la remise en jeu. Un geste miraculeux, une balle bien droite, très haut en fond d’alignement. Une prise impeccable par un mât jeté comme un défi à la face de l’averse. Gwendal au relais et une offrande à Dut. Deux ou trois courses croisées en forme de leurres pour déposer Lison dans l’intervalle. Et là, une chevauchée sur les eaux, un cadrage d’école pour offrir à Trautmann le plaisir du plongeoir…

Les ondes déversées me semblèrent lumineuses. Une aura resplendissait au-dessus du stade. J’étais à genoux. Je comprenais enfin !

La pluie diluvienne, ces conditions dantesques, mon Noé de Miné à mes côtés…Tout ceci était un signe du ciel, comme un clin d’œil annonciateur. La saison serait dure, les tempêtes nombreuses, les déluges attendus, et les orages fracassants…Mais le navire est solide, désormais l’Arche est prête  pour embarquer tout le monde rouge et bleu jusque sur les rivages bibliques des terres magnifiques du top 14 !

 

En une soirée je venais de remonter le temps, moins 2105 années avant notre ère.

En espérant que le FCG ne se résigne pas à attendre le Messie pour rejoindre les ouailles de son Père. Cela risque de faire un peu long…

 

Je quittais le stade le sourire aux lèvres. En me laissant, mon ami « Noé » m’avait encouragé, trois essais ! Il fallait que je sois à la hauteur… 

 

NB : Il y a deux ou trois ans, une bête fanfaronnade m’a fait annoncer sur le forum du F.C Grenoble, que les soirs de matches, j’honorerai la femme inconsciente qui partage ma vie autant de fois que d’essais marqués par les rouges et bleus…Depuis, cette histoire me poursuit pire que la peste bubonique ! 

                     

05.09.2008

"L'en-ceinte"

 

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Elle n’est heureuse que grosse.

Pleine des amours partagés.

Enceinte jusqu’au col d’enfants enflammés.

Bercée par les coups de boutoir des contractions fusionnelles.

C’est lorsque la poche des eaux libératrices se rompt et libère les enfants turbulents,

Que les tribunes maternelles accouchent sans douleurs de plusieurs milliers de cris ébahis.

 

 Photo de thomas Bianchin en hommage à la belle ASM, à son public formidable, et à son futur international Greg. 

 

02.09.2008

Taupe 14

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 Remue-ménage dans les galeries !

A croire qu’une manucure zélée a limé les griffes acérées  des plus belles excavatrices…Du coup, les cadors des corridors mouillent leurs paletots, tandis que les seconds couteaux trempent leur mental(c’est beau, on dirait du Benoit Jeantet !).

J’aime les rebelles en goguette, les freluquets armés et le sourire des ressuscités…

Il n’y a bien que les atermoiements arbitraux ne sachant plus à quels Saints se vouer devant les nombreuses génuflexions mystiques à l’entrée du ruck confessionnal, qui me minent le moral…Confesseurs et confessés s’emmêlent les évangiles, et les paroissiens en tribunes en mangent leur latin.

Il faudra bien que le patron nous envoie son fiston pour régler ce litige des saintes écritures…

Sinon, toute cette populace finira par embrasser les religions adjacentes…

Finir comme le parti socialiste, quelle triste fatalité…              

30.08.2008

Cadavre exquis

 

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C’était un après-midi d’été où l’ombre trempe de son aile les larges travées de soleil enfiévrées. Nous avions échappé aux geôles de la sieste. Tels des papillons en fuite nous divaguions au hasard. Une vieille remise attira notre envol. Tout au fond d’un vieux cercueil de cuir poussiéreux, nous découvrîmes ébahis un cadavre encore chaud…L’instant d’après, une bataille rieuse s’engageait pour la possession de l’exquis mortifié. Sans savoir que l’odeur tenace de ce ressuscité s’accrocherait tout au long de nos plus belles années.

Et peut-être un peu plus encore…     

28.08.2008

Destin de coquillage...

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C’était une pauvre mêlée coquillage,

Ballottée par une marée incessante.

Accrochée au rocher de son camp,

Elle défiait le temps…

23.08.2008

Gagner...

 

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Gagner, ce n’est pas seulement une affaire de score.

Gagner, c’est aussi le sentiment de ne pas avoir tout perdu…

 

 

Mon esprit en mêlée me réserve toujours quelques bonnes surprises…Olivier Blanc et son équipes des « Rencontres Ovales » nous ont invités, Thomas (mon œil averti…) et moi-même, à Pessac(gironde), pour participer à leur week-end festif, et partager avec eux, notre modeste expérience blogueuse et littéraire…

 

Un grand merci à eux ! vous pouvez découvrir le programme ici : http://rencontres-ovales.fr/accueil.htm

 

Et d’ici peu, je vous en dirai plus sur notre prochain livre qui devrait sortir dans un mois…

20.08.2008

Par-dessus le soleil.

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Il griffait le ciel pour capturer son rêve,

Le sang battait fort aux tempes de son échelle.

Si fort, qu’elle en devenait ses ailes,

Alors tout en haut,

Il cueillait son étoile par-dessus le soleil.

18.08.2008

Top Gladiator

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Objet de Colysée,

Parure de tranchées,

Fashion-accessoire pour têtes en péril,

Il défile sans pointe ni bigoudis, sur les podiums des rucks branchés.

12.08.2008

Fin de fugue, et famine au départ...

Retour au bercail, fin d’agapes  estivales.

Bercé par les cigales, perfusé par le sang clair des coteaux de Provence, rassasié par une chaude tartine de soleil maquillée du  mascara de la divine tapenade, j’avais la peau parfumé de sel et une odeur tenace de sardines au supplice dans les narines. Une bande de comiques m’accompagnait. A l’ombre de la lune, sous les avalanches de rosé nous avons détricoté le monde…Pour se rendre compte aux petits matins que les chasses-neige de la réalité avaient tout déblayé nos belles utopies restées là, en tas, sur les carreaux encore brûlant de notre vue sur la mer…

Les vacances sont douces quand tu les vis. Après, t’as comme une nostalgie qui te tord l’optimisme…

Mais la fin de villégiature, ça veut dire aussi le début de la saison de rugby, ça veut dire recourir avec mon vieux troupeau…Cela veut dire retour à Lesdiguières, ça veut dire plan sur la comète, élucubrations en séries, débats fumeux, bière à la mousse et vin fumant…

  Et pou fêter ça ! Je vous colle une petite photo de « Tom pouce mort de faim Bianchin » et une de mes petites légendes secrètes qui devrait augurer de la saison à venir…
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Sur les chemins de la disette,  les gens affamés abandonnent leur regard…

Pourtant, d’autres « morts de faim » hurlent avec leurs yeux le creux qu’ils ont au ventre.

 

17.07.2008

Le ciel de Nelson...

 

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Accrocher ses couleurs pour délivrer son ciel des ellipses cuisantes…

Un soir de Webb Ellis, Mandela me l’a murmuré…

 

Photo: Nelson Bianchin

 

 

Sur ce, je vous laisse. Mon inter-saison vacancière m’appelle ! Je vous retrouve dans deux ou trois semaines pour continuer notre aventure…

Que votre soleil soit doux…

 

15.07.2008

Après le bal...

 

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Certains soirs de bals enflammés,

Les cendrillons fatigués,

Abandonnent étourdis,

Leurs souliers de verre mâchurés…

11.07.2008

Tee time!

 

 
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Tee time pour 80 minutes,  Sans le moindre nuage de lait, Sans une once de Earl Grey, Pas un seul petit doigt tendu, Mais un grand coup de pied au cul !

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09.07.2008

Divine impression

 

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Tout au bout d’une course, au croisement des lignes, un essai victorieux peut comme par miracle,  mouiller votre regard…Et vous faire comprendre du même coup : Tous les mystères et la beauté d’un déjeuner sur l’herbe, les sentiments opaques de le brume sur Londres, la fragilité des nymphéas au bord d’un étang, et l’immortalité des meules de foin dans un champ…

De Monet à Manet une impression d’instant divin vous emporte !

 

Toujours le même aux pinceaux...